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+Huit heures, neuf heures, dix heures, la soirée file à toute allure, c'est la fin de la semaine, tu as deux jours devant toi et l'alcool est fameux. Le paradis qui coule, qui pénètre ton sang. On est tous un peu chaud, on raconte des conneries qu'on aura oubliées demain. La musique est forte alors tu es obligé de gueuler, le rythme est entrainant et te fais oublier le besoin de réfléchir à ce que tu va dire. Alors tu dis n'importe quoi, tu parles et tu gueules, et plus tu es torché, plus tu te rends comptes que les mots qui sortent de ta bouche n'ont rien à voir avec ceux que tu avais en tête. Après tout, tu pourrais aussi bien raconter n'importe quoi, on s'en branle.
+Le plus dur dans ces moments là c'est d'aller jusqu'au bar pour commander une autre tournée. Mais tout va bien car oui, tu es bourré et à partir de là tu n'en a plus rien à faire des bonnes manières. Alors tu fonce droit devant, tu bouscule, tu titube jusqu'à la jolie serveuse. Jolie ? T'es plus en état de t'en rendre compte maintenant, mais tu l'avais remarqué bien avant. L'espace d'un instant tu essaie de te tenir droit, tu veux pas qu'on voit que t'es bourré, mais tes yeux te trahissent. Le regard vide, ta juste l'air d'un débile, mais au fond de toi tu l'emmerde la jolie serveuse, parce que tu sais qu'elle en a rien à foutre de toi. Dans la salle les visages changent de couleur selon les lumières, mais ils changent aussi à chaque nouveau verre qui vient parcourir ton sang. Un grand soupir pour te confirmer que tu es bel et bien bourré, tan pis faut y aller. De retour vers tes potes, tu arrives tel le sauveur, tu as entre les mains, ce qu'ils attendent tous. Fin de soirée on te fais comprendre qu'il faut partir, maintenant que les caisses sont pleines de ton fric on te fous dehors. Quand tu retrouve le grand air, c'est toujours à ce moment là que tu à ton quart d'heure de philosophie. Généralement c'est quand tu es entrain de pisser, tout du moins que tu essai de pisser, ton corps fait des va et vient incessant qui te font te pisser sur les baskets, mais bon, t'arrive quand même à réfléchir. Cause ou effet ?
+La cause c'est l'alcool, donc l'effet c'est la pisse. Quoi que tu dise, tu as toujours un pote pour confirmer ce que tu dis, et sa, sa c'est bien. Mais il reste un problème, la bouffe. On a toujours faim quand tout est fermé. C'est toujours quand on sait qu'on trouvera rien à bouffer, que tout le monde a faim. Reste la solution Macdo. La fameuse solution macdo, ouvert toute la nuit, le sauveur de nos âmes en peine qui seraient prête à bouffer n'importe quoi. Mais le problème c'est que tout le monde a la même idée. Dans la voiture tu trouve toujours un connard pour dire que ce soir il y aura peut être personne au macdo. Mon cul ouais !! Une file interminable de voiture, tan pis, on prend notre mal en patience. On répète 25 fois la commande dans la voiture histoire que chacun mange à sa faim. Arrive enfin notre tour et là c'est le drame. De sa douce voix gracieuse, la grosse serveuse du macdo t'annonce derrière sa vitre qu'il n'y a plus de royal cheese. Putain de merde, sa peut paraitre anodin, mais sa l'es pas. C'est le bordel dans la voiture, obligé de tout recommencer. On avance jusqu'à la deuxième caisse pour récupérer la bouffe qui bien sur est déjà prête. Les miracles de Ronald Mac Donald, 15 burgers prêt en 2min chrono si sa c'est pas la classe. On rejoins notre lieu préférer pour savourer nos burgers. Deux dans la voiture, trois qui mangent dehors, on refait le monde une dernière fois pour la soirée. Une fois chez toi, tu entends l'appel de ton lit qui se fais de plus en plus présent. Un tour au chiottes. Plus tu va essayer d'être discret et plus tu va faire du bruit. Une fois dans ta chambre, tu commence toujours par quitter le t-shirt, puis le jean's, mais dans la précipitation tu te prends les pieds dans ton propre jean's et tu te vautre dans ton lit, tu te marre tout seul. Sayai, tu es au lit, le bonheur, l'extase, c'était une putain de soirée mais tu es content de retrouver ton meilleur amis. Tu te dis que tu n'as plus qu'à plonger dans un profond sommeil et .. et merde, la lumière est allumée ...
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